Il existe dans chaque département de France un certain nombre d’espèces classées nuisibles. Ceci est dû aux nombreux dégâts qu’elles occasionnent dans les champs et les jardins. Pour éviter que ces espèces n’envahissent votre jardin, vous pouvez les combattre en recourant à l’une des techniques de chasse autorisée par la loi : le piégeage. Vous découvrez ici les différents pièges autorisés pour la capture de ces espèces nuisibles.

Intérêt de lutter contre les espèces nuisibles en les piégeant

Le piégeage est une technique de chasse parmi tant d’autres qui consiste à mettre en place des dispositifs de capture (cages ou pièges) d’animaux. Le but est d’immobiliser l’espèce jugée nuisible dans un endroit en absence partielle de l’homme. Il existe plusieurs types de pièges et chacun d’eux est adapté à la capture d’un certain nombre d’animaux.

Ainsi, vous pouvez capturer le rat musqué en utilisant un piège à rat. Vous pouvez aussi installer sur votre cage a ragondin l’appareil Digitrap disponible sur www.digitrap.com pour la transformer en un piège connecté que vous pourrez surveiller à distance. En effet, Digitrap est un petit dispositif muni d’un GPS.

Une fois installé sur votre cage-piège, il se connecte à un réseau sans fil. Dès que la porte du piège se renferme, il vous alerte au moyen d’un SMS ou d’une notification mobile. Par ailleurs, en piégeant les espèces invasives, cela vous évite d’être en contact direct avec l’animal. Vous êtes donc à l’abri de certaines maladies contagieuses (échinococcose alvéolaire, leptospirose…).

Grâce à cette technique, vous pourrez limiter les dégâts que pourraient causer les espèces invasives. C’est également un bon moyen de réguler leur population. De plus, la technique de capture est moins agressive que le tir et permet de protéger les animaux.

Les espèces nuisibles que vous pouvez capturer

Les espèces nuisibles sont de plusieurs types. Leur classement a été effectué par le Ministère de la Chasse en se basant sur le niveau de leur impact sur la santé de l’homme, la flore, la faune et les exploitations agricoles. Au total, 19 espèces d’animaux sur les 670 ont été classées comme étant nuisibles. Celles-ci ont été réparties en trois grandes catégories.

Dans le groupe 1, vous retrouverez 6 espèces exotiques telles que le chien Viverrin, le raton laveur, le vison d’Amérique, le ragondin, le rat musqué et la bernache du Canard. Les espèces invasives du groupe 2 sont au nombre de 10. Il s’agit entre autres du Renard roux, de la belette, de la fouine, de la martre des Pins, du putois, de la corneille noire et du corbeau freux. On y retrouve aussi les animaux comme la Pie bavarde, le Geai des chênes et l’étourneau sansonnet.

Dans la dernière catégorie des espèces classées nuisibles, vous y retrouverez le sanglier, le lapin de garenne et le pigeon ramier. Notez que tous ces animaux ne sont pas aussi dangereux que tels, mais c’est le déséquilibre et les dégâts qu’ils engendrent au sein de l’écosystème qui a conduit le ministère à les classer comme étant nuisibles.

Zoom sur les différentes catégories de pièges

Il existe plusieurs types de pièges, mais la loi a proscrit l’utilisation de certains et en a autorisé d’autres. Ceux qui ont été autorisés appartiennent à 4 groupes. Dans le premier groupe, on retrouve les dispositifs tels que les boîtes à fauves et les autres cages-pièges qui capturent l’animal dans un endroit clos sans toutefois le retenir par une partie sur son corps.

Comme exemple de pièges appartenant au groupe 1, vous avez la belettière, la cage a renard, la cage à pie, le piège à ragondin, le piège à oiseaux, la boîte mue… Les pièges de la catégorie 2 sont pour la plupart mortels. Dans ce groupe, vous retrouverez le piège à œuf, les pièges en X, la cage tuante C910, le piège à appât et le livre de messe.

La troisième catégorie compte principalement les collets dotés d’un arrêtoir. Les pièges à lacets tels que le Bélisle, le billard, le Godwin, le Maroq… appartiennent à la quatrième catégorie. Ces derniers pièges retiennent l’animal par une partie de son corps sans provoquer sa mort. Enfin, ce sont les pièges du groupe 5 qui ont été interdits d’utilisation, car ils provoquent la mort de l’espèce invasive capturée par noyade.

Réglementation concernant la capture des espèces nuisibles

La loi autorise le fermier ou un chasseur à piéger les espèces invasives qui rôdent dans son champ. Cependant, pour avoir cette autorisation de chasse, vous devez suivre la formation obligatoire de 16 h minimum. À l’issue de cette formation, un droit de piégeage vous est délivré. Avant de vous lancer dans la chasse des espèces nuisibles, vous devez impérativement faire une déclaration à la mairie de votre commune. Cette dernière déclaration est valable sur 3 ans.

Dans votre déclaration, vous devrez préciser le lieu où vous souhaitez mettre le piège, votre identité, votre statut (propriétaire, fermier ou possesseur), votre adresse ainsi que votre numéro d’agrément. Par ailleurs, après la mise en place des pièges, vous avez l’obligation de les visiter chaque matin. Pour certains dispositifs (pièges des catégories 3 et 4) qui nécessitent une surveillance régulière, vous devrez les visiter tous les deux heures.

Lorsque vous capturez des espèces nuisibles, vous devrez les tuer sans les faire souffrir. Par contre, si votre piège capturait un animal domestique ou non nuisible, vous avez l’obligation de le relâcher sans lui faire aucun mal. Cependant, vous n’avez pas besoin d’obtenir un agrément avant de piéger les nuisibles comme le ragondin et le rat musqué. La réglementation prévoit en outre une sanction de 135 euros en cas de non-respect.