Le monde dans lequel nous vivons est exposé à des terribles dangers. Parmi eux figure l’épuisement des ressources aquatiques, dû à une surpêche devenue incompatible avec le cycle de régénération des poissons. Relevons aussi la pollution atmosphérique, provoquée par la hausse constante des besoins énergétiques. Dans les pays défavorisés, la dégradation écologique compromet la sécurité alimentaire.

Pollution marine et aérienne

La pollution est l’un des aspects de la dégradation du milieu naturel. En ce qui concerne la ressource en mer, l’exploitation des zones de pêche se fait de manière abusive. La capture des poissons est de l’ordre de 145 millions de tonnes au niveau mondial, tonnage qui dépasse largement la marge d’exploitation maximale. Les grandes entreprises de pêche exportatrice réalisent plus du 4/5 des prises de poissons, avec leur cortège de dragage, d’évacuation de déchets toxiques et de tourisme nautique. Si la mer est polluée, la pollution de l’air extérieur constitue une menace sérieuse sur la santé. La concentration des gaz à effet de serre en est la cause.

Pollution accentuée par une consommation galopante

La poussée démographique exerce une pression insoutenable sur les ressources disponibles. Par exemple, la Chine à elle seule abrite plus de 2 milliards d’habitants, et elle voit sa population doubler tous les dix ans. Malgré son PIB enviable, ce poids lourd de l’Asie accuse un taux d’émission de carbone des plus élevés, en raison d’une production fonctionnant essentiellement sur les énergies fossiles, dont le charbon. En outre, le parc automobile s’élargit, consécutivement à l’accroissement du revenu par tête, ce qui ne fait qu’amplifier la pollution. La flambée des émissions de gaz à effet de serre met à mal la santé infantile, et l’on sait que les enfants des métropoles chinoises de moins de 14 ans sont nombreux à être à la merci des affections respiratoires, comme l’asthme.

Croissance démographique non maîtrisée et nuisances écologiques

Dans les pays défavorisés, la progression démographique fait naître une demande que la production alimentaire domestique est incapable d’absorber. Les moyens d’existence des populations restent tributaires des ressources naturelles, et elles n’hésitent pas à brûler les forêts ou à mettre à nu les sols pour conquérir de nouvelles terres culturales. Or, en espérant nourrir leurs familles, ces paysans courent à leur propre perte, puisque la pluie va être retenue, et le sol sera sensible à l’érosion avec la disparition du rideau végétal. L’ingratitude des sols s’accompagne d’une baisse quantitative des récoltes, ce qui est une porte ouverte à la malnutrition et à la réduction des capacités de travail. Ainsi, la détérioration écologique recèle des pièges de pauvreté.

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