Avec l’industrialisation, l’utilisation de matières premières synthétiques associée à l’emploi abusif de la main d’œuvre est un phénomène commun dans les entreprises d’envergure comme le textile. Non seulement cela menace l’environnement mais aussi les droits de l’homme. Pour pallier ce fait, un label dit bioéquitable a été mis en place.

Bioéquitable, qu’est-ce que ça signifie ?

Bio signifie que les matières premières sont d’origine biologique à 100 %, sans emploi de pesticides ou d’engrais chimiques, sans emploi d’OGM.

Équitable signifie que les conditions de travail et de production se font dans le respect total des droits de l’homme (bonnes conditions de travail, durée de travail, formation, sans discrimination, travail des enfants interdit,…) et dans la fixation d’une rémunération juste et contractuelle pour les travailleurs producteurs.

Les entreprises qui s’engagent à adopter la certification bioéquitable acceptent de se soumettre à un contrôle effectué par un organisme accrédité par le gouvernement comme Ecocert.

Vêtements bioéquitables

C’est un fait établi que l’industrie du textile est reconnue pour ces conditions de travail esclavagistes notamment dans les pays asiatiques, pour son activité polluante (colorants synthétiques) après l’industrie du pétrole et pour l’emploi de matières premières synthétiques (teinture avec métaux lourds et fibres en polymères) sources de maladies dangereuses pour l’Homme. Et la mode ne fait qu’aggraver la situation.

Face à ce phénomène, pour protéger la nature et l’Homme, des entreprises ont réagi et proposent aux consommateurs des vêtements bioéquitables. La production de ces vêtements depuis les matières premières jusqu’à l’emballage est strictement contrôlée et mérite la certification type FloCert, FairWear ou Ecocert :

  • Matières premières (coton, chanvre, etc.) écologiques et biologiques,
  • Teinture sans métaux lourds ou autres substances toxiques et qui respecte les normes Oeko-Tex 100 comme c’est le cas pour la marque Quat’rues,
  • Sérigraphie effectuée avec des encres zéro PVC respectueuses de l’environnement,
  • Emballages recyclables ou biodégradables.

Point de vente, prix ?

Certes, les vêtements bioéquitables ne sont pas aussi diversifiés et attrayants que les vêtements des grandes marques, néanmoins on peut y retrouver des pulls, des T.shirts, des pantalons, des robes, des chemises et des accessoires pour hommes, femmes, bébés, enfants, ados.

Parmi les marques connues, on peut citer : Froy and Dind, Maxomorra, Marie Cabanac, Ajna Design, Piccalilly et autres.

Sur le prix, les pulls coûtent environ 100 euros, les T.shirt de 15 à 50 euros, les pantalons autour de 120 euros. Mais des prix promotionnels sont aussi proposés selon les magasins.


Découvrir les normes sur : certification-iso-14001.com/

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